“Quand tu es dans la lune
Les idées en panne
Je me voudrais brune
Comme une gitane
Me glisser entre tes doigts
Et puis me brûler
Me consumer pour toi
N’être que fumée”

L’amour c’est comme une cigarette…”, ah Sylvie Vartan avait raison. Mesdames, arrêtez de me répéter ces mots sans cesse. Je ne puis me diviser et pour toutes m’occuper de vos f*****. Assez de blabla. Des actes ! Et surtout de l’image.

Avec ce tutoriel (en anglais) : Manipulate Smoke to Create Hyper-Real Images (Manipuler la fumée pour créer des images hyper-réel, tout un programme).

Sans maîtriser la langue britannique, vous arriverez sans peine à modeler n’importe quelle silhouette dans les volutes désormais interdites dans les lieux publics.

Pour preuve, j’ai pris un quart d’heure pour commettre la photo ci-dessous (avec son gros-plan ensuite).

Le tutoriel est vraiment bien, vidéo à l’appui. Les manipulations sont simples et l’usage de filtre et des mélanges entre calques très réduit.

Vous en pensez quoi de ma Gitane ?

Photoshop est son ami. Christophe Huet connait tout de la retouche photographique. Les ombres et les lumières, le sens du détail, la profondeur de champ, la netteté et le flou, tout est pris en compte et respecté.

Il donne une réalité “palpable” (du bout de l’oeil) aux photos aux contenus les plus fantastiques.

Il travaille avec de très bons photographes : Dimitri Daniloff, Ben Stockley, Jean-Yves Lemoigne.

Ce dernier, dont je vous parle dans ce billet, et ses collègues omettent de mentionner le travail de retouche apporté par Christophe Huet.

Il est alors légitime de se poser la question suivante : de quel droit passer sous silence le travail effectué ?

Cette question en appelle d’autres :

Cela retire-t-il tout intérêt à la photo quand il est évident que celle-ci est truquée ? A l’évidence non.

Cela retire-t-il un peu de talent aux photographes ? Tout à fait. Puisque le parti de nous vendre un cliché en qualité d’oeuvre abouti après une démarche photographique, sans faire mention d’un collaborateur/retoucheur, sous-entend que la photo a été prise tel que et que l’artiste a su seul se débrouiller.  C’est un mensonge par omission.

Les retouches font, ici, beaucoup dans l’impact final de ces photos. Sans cette contribution, elles ne seraient que cadrage et mise en scène comme beaucoup savent déjà faire. Sans plus d’intérêt.