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Les nues d’Arina Sergei

Le photographe russe Arina Sergei fait preuve de beaucoup de soin et d’imagination pour mettre en scène ses modèles.

Des poses classiques voire académiques aux poses surréalistes qu’un Dali ne renierait pas, le photographe fabrique des scénettes allant du sexy au sulfureux.

Une partie de la production de Arina Sergei s’adresse à un “public averti”. Pour cela, je vous invite à consulter son portfolio.

Les quelques photos de cet article sont assez sage et montre bien la qualité de son travail et l’imagination accordée à ses images.

arina sergei drap blanc

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Peurs sur la ville et images chocs

Peurs sur la ville, une exposition photo qui mêle la réalité à la fiction.

Et les deux n’ont jamais été aussi proche.

C’est à la Monnaie de Paris jusqu’au 17 avril.

Au regard des récents événements en Afrique du Nord, notre imagination n’a pas beaucoup à faire pour nous rendre ces images bien crédibles.

Dès l’entrée de l’exposition, le visiteur plonge dans le passé d’un Paris meurtri par la Grande Guerre, un mai 68 estudiantin et des attentats aussi imbéciles que xénophobes.

Le sang qui coule et dont la couleur rejoint celui du bitume devient le point commun de toutes les victimes. Tous égaux dans la mort ?

Je passe rapidement sur la partie anecdotique de l’exposition concernant les captures d’écran de Google Street View. Rien d’affolant. Vous y verrez des images floues et tramées d’inconnu(e)s imprimées sur des grands formats. Le message est le même depuis un bon moment jusqu’à le vider de son sens : y a des caméras partout, on a plus d’intimité. Ok on est au courant.

Photomontages et armes lourdes

La dernière, et la plus exaltante, partie de l’exposition revient au photographe de guerre Patrick Chauvel.

En préambule, un court reportage sur ce modeste baroudeur/reporter, nous présente l’homme et son projet.

Il s’agit ici de nous montrer ce que serait notre belle ville plongée dans une guerre sans merci, faites de destruction, de pillages et de combats de blindés.

Patrick Chauvel a puisé dans ces photos prisent sur tous les conflits dans le monde. Puis, avec un graphiste, les a mixées aux vues les plus connus de Paris.

Voir c’est croire. Les visiteurs adhèrent sans peine à ce qui leur ai montré.

Rappelez-vous de Beyrouth, Belfast ou Sarajevo. Autant de ville tranquille qui ont un jour sombré dans le chaos.

Paris est en paix. Pourvu que ça dure.

exposition peurs sur la ville

exposition peurs sur la ville

exposition peurs sur la ville

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Photographie – Etre amoureux de son modèle

La photographie est l’une de mes passions.

Les sujets sont divers mais certains sont plus attirants que d’autres.

Travailler avec un modèle vivant est un exercice agréable et dynamique. Il est obligatoire de conjuguer la composition, le cadrage, la lumière et l’observation du sujet pour saisir l’instant qui fera la différence sur l’image finale.

L’implication émotionnelle

Au delà de la technique, des paramètres et des réglages, la prise de vue de son modèle joue principalement sur le ressenti. La vision du vivant dans le viseur de l’appareil déclenche une connivence qui efface la présence de l’appareil.

On guette une sensation, un mouvement gracieux, un rai de lumière sur la courbe du visage ou du corps. On joue avec la présence de l’autre et la réciprocité dans le jeu des regards.

L’objectif n’est alors que le prisme par lequel l’émotion vient se fixer en image.

La photo a toutes les chances de fonctionner si on y ressent l’attirance du photographe pour son modèle. Cette attirance peut être physique bien sûr (photo de nu), purement esthétique (harmonie des courbes, texture de la peau, position(s) du corps), sentimentale (quand le cœur bat plus fort pour des raisons que la Raison ignore).

L’image ici regroupe toutes ces composantes. Elle était nue, sa pose voluptueuse et nonchalante et, par dessus tout, sa présence auprès de moi m’ont donné le bonheur de saisir cette beauté dont je suis amoureux.

Portrait Karine noir et blanc

Autour de 1900, Heinrich Kühn, mordu de photographie, avait pour objectif de créer des images dont la valeur artistique devait rivaliser avec la peinture.

En utilisant des procédés originaux et novateurs dignes d’un apprenti sorcier (gomme bichromatée, développement à l’huile, ozotypie…), il fixait sur divers supports papiers ses photographies de paysages ou de sa famille rompu aux poses longues nécessaires à l’époque.

Le résultat est une série d’œuvres impressionnistes que Monet aurait pu exécuter à la pointe de son pinceau.

Les lumières se diffusent sur la finesse du papier japonais, les dégradés de gris sont limités à l’essentiel sur le grain plus grossier de papiers à fort grammage.

Surprenant et esthétique, cette œuvre est à découvrir en ce moment au musée de l’Orangerie, place de la Concorde à Paris.

heinrich kuhn mary sur le versant

heinrich kuhn autochrome

heinrich kuhn mary warner nue

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Irving Penn / 1917 – 2009

Adieu à un grand photographe

Irving Penn 6 juin 1917 – 7 octobre 2009