Après Li Wei, je vous propose de découvrir le travail du photographe français Jean-Yves Lemoigne.
Ici, pas de situation impossible et de mise en danger des personnages. Plutôt des clichés plein d’humour et de décalages et un énorme travail de mise en scène et de retouche photo.
Vous pourrez vous régaler les yeux sur son site portfolio ou sur sa galerie de son agence de diffusion.
Le photo montage maîtrisé permet de créer l’insolite quand il sert un esprit joueur et imaginatif.
Le photographe chinois Li Wei prend des photos de lieux banaux mais y créée la surprise avec ses modèles.
Vous les retrouverez perchés sur des lampadaires, défiants la pesanteur ou la tête planté dans le sol.
C’est comme pour la magie, il ne faut pas chercher à comprendre comment s’est fait mais juste à admirer.
Avedon. Richard Avedon. 50 ans de photographies et un style de prises de vues novateur pour l’époque.
Au début, les clichés correspondent à une mode, à LA mode. Les mannequins posent, figés. Avedon leur demande de bouger, les mets en scène. Il insuffle la vie dans ses images. Rétrospectivement évident mais il fallait oser se démarquer. Il l’a fait.
Le talent (quand il est remarqué) appelle les commandes. Il fixe les portraits des grands artistes de son temps : écrivains, sculpteurs, photographes, actrices et acteurs. Les politiques sont aussi au rendez-vous. Avedon se donne un cadre simple mais strict de travail : un fond blanc, une lumière naturelle et un modèle qui pose sans expression particulière. C’est bien fichu mais c’est froid et donne à voir de tristes visages fatigués de vivre.
La galerie de portrait continue. Mais une commande particulière lui donnera l’occasion de figer une belle collection de “gueules” de l’ouest américain.
“In the American West” montre les habitants de cette partie des États-Unis. Des visages se succèdent et portent l’usure du temps et de travails harassants.
Les mineurs crasseux aux regards hébétés, les SDF et leurs cheveux hirsutes, les serveuses aux improbables tentatives capillaires des années 80.
Chaque personne nous raconte son histoire à la simple vision de son image. Puissant.
J’ai adoré. Ça se passe au Jeu de Paume, place de la Concorde à Paris. Jusqu’au 27 septembre.
Les renseignements se trouve sur le site internet de l’exposition.




