Obey / Shepard Fairey de passage à Paris a laissé derrière lui une monumentale illustration rue Jeanne d’Arc à Paris 13.
Une fresque de 40 mètres de haut pour cet immeuble qui va devenir un support côté au marché de l’art contemporain.


Le street artiste Banksy que beaucoup (trop ?) de monde admire, n’est pas forcément très apprécié par les graffeurs anglais.
Ce reportage de 47 minutes, tout en anglais, nous décrit la rivalité entre le graffeur Robbo et le street artiste Banksy dans les rues de Londres et d’ailleurs.
Robbo est une référence depuis les années 80. Peignant à la bombe sur les murs. Jusqu’au jour ou un petit nouveau venu de Bristol, Banksy utilisant des pochoirs, est venu s’imposer en commettant le suprême sacrilège : recouvrir un graff de Robbo par l’une de ses créations.
Dès lors, la guerre entre les deux a fait rage. Robbo s’ingéniant systématiquement à modifier les œuvres de Banksy.
Au cours de ce documentaire, on en apprend plus sur Banksy et son inspiration française (COCORICO !!!). Ses rats sont les petits frères de ceux qui couraient sur les murs de Paris pendant les années 80 et peints par le français Blek le Rat, le bien nommé.
Autre point intéressant, celui de la considération des œuvres de chacun par les autorités de la ville. Ce qui conditionne leur espérance de vie sur les murs.
Là où les graffs de Robbo sont systématiquement effacés, les pochoirs de Banksy sont consciencieusement protégés. Voire même retouchés par les services municipaux lorsqu’un indélicat graffeurs passe par-dessus. Certains pochoirs étant même protégés par une vitre en plexiglas en pleine rue !
Pourquoi ? Parce que l’œuvre vaut par son originalité et son aspect “travaillé”. Et aussi sa dimension commerciale.
Là où Robbo ne produisait qu’un “graff de plus” qui se confondait à ceux du voisin pour les moins observateurs, Banksy a changé la donne en proposant quelle que chose de plus esthétique, de plus novateur et surtout de plus identifiable pour les passants.
Conclusion : si vous voulez être respecté et voir votre travail durer dans le temps, soyez originaux, ayez votre style et travaillez-le pour qu’il soit abouti.
Toute la carrière de Jean-Jacques Sempé est visible gratuitement à l’Hôtel de Ville de Paris. Jusqu’au 11 février 2012. Cela laisse du temps.

Dans une aile récemment rénovée de la mairie de monsieur Delanoë, l’illustre illustrateur bordelais est honoré au travers de centaines de dessins.
Plume, encre de chine et aquarelle
Sur des panneaux de bois, les sous-verres exposent des instants de vie parisienne. L’homme est tombé amoureux de cette ville il y a bien longtemps. Il lui rend hommage depuis plus de 50 ans maintenant.

Sur de grandes feuilles, ses petits personnages caractéristiques de son style particulier, sont souvent perdus, flâneurs poétiques, dans l’immensité de villes écrasantes ou les détails de situations cocasses ou incongrues. L’humour est constant tout au long de son œuvre. Ses meilleurs dessins sont ceux qui parlent le moins.
Tout à la plume, à l’encre de chine et à l’aquarelle, il se permettait parfois un rehaussement à la gouache ou une touche de pastel. Simple et efficace.
Le petit Nicolas, New-York et dessins de presse
De ses premiers dessins, sur des carnets de croquis bien conservés, aux toutes dernières illustrations, tous les originaux sont exposés.

On ne peut être qu’admiratif du parcours de ce représentant en dentifrice en poudre (!), qui a, avec Goscinny, créé un Petit Nicolas si attachant, et a été l’un des rares français a contribuer au très réputé New Yorker.
Sempé était présent. Bien que fatigué, il était toujours souriant, tout au bonheur d’être célébré par sa ville d’adoption.

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