Nous avons tous vu quelques images de body painting. Discipline artistique qui permet au peintre d’agiter le manche - de son pinceau - sur l’épiderme féminin de ses modèles.
Ici, il s’agit de graffer des filles plutôt jeunes et bien roulées. A la bombe, j’en doute, mais toujours au pinceau et plus sûrement au gros feutre genre Posca.
C’est une bonne idée pour plusieurs raisons :
le support est tellement plus chaleureux et convivial qu’un bête mur de ciment gris,
plus d’ennui avec la police,
les ondulations de ces créatures dénudées mettent en valeur les typographies entrelacées des graffs.
c’est un art qui se renouvèle car il n’a pas le caractère définitif du tatouage.
Il existe des sites dédiés pour se rincer l’œil admirer ces œuvres vivantes.
Celui que j’ai pillé pour illustrer mon article : shriiimp.com - Graffitis on girls offre des centaines de photos de qualités diverses dans des galeries un peu bordéliques. A voir aussi, le blog graffitis-girls.com qui en montre moins mais qui donne à voir quelques jolies modèles.
Bizarre, et tant mieux pour mes yeux, il n’existe pas l’équivalent sur les hommes.
Terry Richardson est un sacré veinard. Il aurait pu, comme moi, bosser au calme dans un bureau en plein Paris.
Non, Monsieur a choisi de braver les éléments et travailler au grand air pour prendre en photos les fesses (et le reste) de jolies filles.
Il s’en suit le dernier calendrier Pirelli.
Si le making-of est plutôt bien réalisé et émoustillant, les photos restent d’une banalité affligeante et donne de ces Vénus une image de pauvres filles en string. Quelle injustice.
Bref, Terry Richardson est une imposture dans le monde de la photographie. Le porno-chic est à la mode du moment. Mais ce n’est pas le style le plus approprié pour produire l’objet graphique qu’est traditionnellement le calendrier Pirelli.
Cette année, il ne se démarquera guère des autres productions cul qui s’affichent à l’arrière des cabines de poids lourds ou dans les garages auto huileux.
Juan Francisco Casas est un artiste confirmé au CV conséquent. Ses peintures capturent des instants de vies cocasses, des soirées arrosées entre ami(e)s. Tout en photo réalisme. Et c’est déjà très fort.
Il achève de nous rendre béat, quand de la pointe d’un “simple” stylo bille, il reproduit ses moments de vies sur de grands formats de papiers.
Comme quoi on peut faire de belles oeuvres avec un investissement ridicule.
Sa galerie (pleine de jolies filles toutes nues), c’est par ici.
Quand un photographe tel que David Lindsey Wade a, pour publier son travail, un aussi beau site, aussi simple et fonctionnel, l’utilisateur a tout le loisir de rentrer dans l’atmosphère de chaque cliché.
Quelques nus en suspensions se trouvent sur le site (avertissement pour les moins majeurs d’entre vous). Vous n’en perdrez pas la vue.
Un beau travail d’éclairage sur toutes les photos pour un photographe qui sait capter les lumières de fin de journée ou celles des optiques de véhicules en mouvement.