Nous avons tous relié les points dans ces petits jeux pour mômes. Fini les mickeys tout mal dessinés et les silhouettes aux contours approximatifs.
Thomas Pavitte est un graphiste, bricoleur, malin et génial qui a poussé le concept du Dot-to-Dot.
La transformation du visage de Michael Jackson se fait à la pointe du stylo. Patiemment, point après point, le jeu se fait art et l’image se précise.
Il faut absolument parcourir le reste du site thomasmakesstuff.com pour y découvrir des perles d’inventivité.
The transformation of Michael Jackson through dots from Thomas Pavitte on Vimeo.
Avant les grandes vacances, la boutique Ateepik (le tee fun et chic) m’a demandé si mon visuel Splatch, en vente chez Look-Zippy, était disponible.

Je me souvenais vaguement d’un contrat (à priori perdu ou trop bien rangé) qui m’interdisait toute exploitation de l’image en dehors du site Look-Zippy.
Pour en avoir le coeur net, j’ai posé la question au patron de la boutique. Sans réponse de sa part, je me suis dis que c’était mort et qu’il valait mieux passer mon énergie dans quelque chose de nouveau et plus sympa.
Puisque le visuel à l’éclaboussure était plébiscité, je suis reparti sur cette base de travail.
Et puis, je me suis rappelé de cette scène de la Guerre des Étoiles (vous savez ce nanar qui est passé inaperçu mais qui vaut le coup d’œil) dans laquelle C3PO (Z6PO pour les plus francophiles d’entre nous) prenait un bain d’huile pour le nettoyer de tout le sable accumulé après son rachat par le jeune Luke.
Les deux concepts n’en faisait plus qu’un dans mon esprit : le droïde réclamait son lubrifiant préféré et il serait servi par une énorme giclée dans sa face
Si l’image vous plait, vous fais sourire, vous colle la banane et vous fais parler six millions de formes de communication
rendez-vous sur la page du visuel et laissez un gentil commentaire.
Il fera peut-être l’objet d’une édition sur tshirt. De quoi frimer dans les soirées geeks !!!
Toujours à l’affût de graphisme, Twitter me délivrait il y a quelques jours de cela, une info a peu près libellée comme ceci : “Trop impressionnant ce que ce gars peut faire en street art : http://www.patrickbaillet.fr/ “.
Habitué aux Banksy et autres Obey, je me suis tout de suite rendu sur la dite page. A ma grande surprise, je découvrais naïvement la suprême utopie en laquelle j’ai foi (pauvre de moi) : des œuvres magnifiques laissées à l’abandon sur des murs décrépis, à la merci des outrages du temps et des imbéciles petits taggueurs analphabètes.
Rêves…
J’étais déjà persuadé d’avoir sous les yeux le geste ultime d’une création désintéressée produite par un génie. J’imaginais le bonhomme comme étant un dieu du pinceau arrivé au sommet de son art et de sa maitrise. Un esthète pour qui l’art se devait d’être éphémère et donc librement accessible pour nous simples mortels de passage sur cette terre.
La lecture de son site me donnait à croire en mon rêve. Plasticien, professeur certifié de design… un cador en sommes !
Et de toute la blogosphère de relayer la même actualité. Avec un blabla arty bien comme il faut :
Dans des lieux taggés, abandonnés, l’artiste a intégré des fragments d’oeuvres classiques. Un travail superbe et déroutant. ” Au milieu de cette brutalité urbaine, je me plais à faire ressurgir le souvenir d’une culture sophistiquée et la nostalgie d’un raffinement perdu.” P. Baillet
Rien ne transpire sur la technique. Tout est présenté comme du street art.
…et déconvenue
Ma curiosité m’a donc poussé jusqu’à l’exposition du monsieur à la Galerie Lazarew, 14 rue du perche, 75003 PARIS
Dans ce lieu tranquille, en plein cœur du Marais, je découvrais alors et en très grand format, les photos de l’artiste. Elles sont visibles sur son site http://www.patrickbaillet.fr
Il ne m’a pas fallu 2 secondes pour comprendre que je m’étais lourdement trompé !
Même si le résultat est agréable à regarder, la supercherie consiste en l’intégration minute d’une image dans une autre sous Photoshop (ou autre logiciel de retouche d’images).
A y regarder de plus près, le boulot n’est même pas perlé. Le fondu du tableau consiste en des bords estompés et un peu de détourage et… c’est tout.
Quart d’heure de célébrité
Nous sommes ici à des années-lumières du travail accompli par un graffeur (bombes ou pochoirs…) qui pose son art sur un mur. Avec le temps, les conditions et les risques que cela représente.
Le street art se passe DANS LA RUE. Dans la vraie vie quoi. Pas derrière un écran au chaud chez soi. Ici, il n’y a que la photo qui ait été prise sur le vif.
Le propriétaire de la galerie était visiblement enchanté par cette exposition. Je lui ai tout de même glissé que c’était un peu bidon.
Pour le prouver, je me suis permis de prendre 10 minutes de mon temps pour réaliser le même type d’”œuvre”.


Puisque l’on peut prétendre à l’exposition et à la célébrité sans se faire chier, alors pourquoi pas moi.
Il me reste à en faire quelques dizaines pour ériger ça en démarche artistique.
Esprit critique et opportunisme
Tout en restant sur son enthousiasme, le galeriste me laissait choir, comprenant bien vite que je ne serai pas le client enclin à acheter.
Je dis souvent que l’on peut produire n’importe quoi et n’importe comment. Le résultat plaira forcément à quelqu’un quelque part.
Il y a toujours des personnes qui osent. Par audace ou par inconscience. Quand la rencontre entre celles qui créent et celles qui diffusent se produit, il en résulte des expositions tape à l’œil et des prix au catalogue qui peuvent se révéler scandaleux (je n’ai pas pu voir les prix pratiqués dans cette galerie).
Sur un malentendu, ça peut marcher. L’art contemporain regorge d’œuvres improbables qui ont rencontré un public au portefeuille bien garni.
Bonus : Si vous aussi vous souhaitez vous lancer, n’oubliez pas de générer votre texte de présentation pseudo arty ici : http://10k.aneventapart.com/Uploads/262/
En mars 1955, Marilyn Monroe se promenait dans les rues de New-York, en quête de légitimité et pour prendre un nouveau départ dans sa jolie carrière.
Las d’être la blonde gentiment idiote, elle prenait à cette époque, un virage artistique vers plus de maturité.
Durant une semaine, le reporter Ed Feingersh, eut le privilège de l’accompagner partout et surtout dans les endroits que la star ne fréquentait jamais ou très peu.
Il s’ensuit une superbe collection de photos d’une Marilyn au sourire fragile et charmeur. Son visage de poupée s’illumine dans tous les lieux visités (métro, kiosque à journaux, restaurant…). L’étoile semble un peu plus accessible.
Les clichés de Ed Feingersh sont magnifiques et auraient mérité un traitement plus respectueux que ce papier tramé et contre collé sur carton plume.
Cet événement est organisé par Getty Images à l’occasion de la sortie du livre “Une blonde à Manhattan“.
L’exposition est visible à la Maison des États-Unis jusqu’au 7 octobre 2011, métro Saint-Sulpice, 3 rue Cassette dans le 6ème arrondissement de Paris.
Pou pou pidou !!!







Pendant les années 80, j’ai passé pas mal de temps dans les salles obscures (et encore maintenant) à me régaler de films popcorn.
Ces cinoches pour ados avaient pour nom : Retour vers le futur, Indiana Jones, Rambo, Guerre des étoiles etc…
Mais bien avant de visionner ces aventures sur grand écran, le teasing (ce terme n’existait pas en tant que tel à l’époque) se faisait surtout par l’affiche du film.
Je me régalais à les disséquer du regard. L’aventure commençait déjà dans les postures des héros, dans l’expression des visages et l’accumulation d’extraits dessinés.
Drew Struzan est l’auteur de la grande majorité de ces affiches. Si vous êtes riches, vous pourrez vous payer des originaux sur son site portfolio. Pour les autres, vous pourrez toujours parcourir l’impressionnante galerie de ses créations et redécouvrir, avec nostalgie, ces images pleines de joies et d’aventures.


















