Obey / Shepard Fairey de passage à Paris a laissé derrière lui une monumentale illustration rue Jeanne d’Arc à Paris 13.
Une fresque de 40 mètres de haut pour cet immeuble qui va devenir un support côté au marché de l’art contemporain.


En octobre 2010, un épisode des Simpsons débutait par un bien étrange générique. Débutant par la classique arrivée sur Springfield depuis les nuages, quelques détails pointaient déjà sur l’identité de l’auteur qui a pris part à sa création. Après un Bart encore puni pour “avoir écris sur les murs”
le générique laisse place à un univers sombre soutenu par une musique d’une grande tristesse. Le monde qui y est décrit montre un peuple asiatique (coréen, chinois…) asservit au capitalisme et à la production des dessins-animés et produits dérivés des Simpsons.
Banksy est l’auteur de ce pamphlet cartoonesque.
C’est après avoir vu “Exit Through the Gift Shop” que le producteur exécutif Al Jean décida de contacter Banksy via ses représentants.
Sans jamais l’avoir vu, ni discuté avec, anonymat oblige, il lui proposa de créer un gag d’introduction à l’épisode.
Banksy conçut quelques planches descriptives dont 95% du contenu fut retenu et mis à l’écran.
Voici ici quelques captures de ce générique et sa version complète en vidéo.




Le street artiste Banksy que beaucoup (trop ?) de monde admire, n’est pas forcément très apprécié par les graffeurs anglais.
Ce reportage de 47 minutes, tout en anglais, nous décrit la rivalité entre le graffeur Robbo et le street artiste Banksy dans les rues de Londres et d’ailleurs.
Robbo est une référence depuis les années 80. Peignant à la bombe sur les murs. Jusqu’au jour ou un petit nouveau venu de Bristol, Banksy utilisant des pochoirs, est venu s’imposer en commettant le suprême sacrilège : recouvrir un graff de Robbo par l’une de ses créations.
Dès lors, la guerre entre les deux a fait rage. Robbo s’ingéniant systématiquement à modifier les œuvres de Banksy.
Au cours de ce documentaire, on en apprend plus sur Banksy et son inspiration française (COCORICO !!!). Ses rats sont les petits frères de ceux qui couraient sur les murs de Paris pendant les années 80 et peints par le français Blek le Rat, le bien nommé.
Autre point intéressant, celui de la considération des œuvres de chacun par les autorités de la ville. Ce qui conditionne leur espérance de vie sur les murs.
Là où les graffs de Robbo sont systématiquement effacés, les pochoirs de Banksy sont consciencieusement protégés. Voire même retouchés par les services municipaux lorsqu’un indélicat graffeurs passe par-dessus. Certains pochoirs étant même protégés par une vitre en plexiglas en pleine rue !
Pourquoi ? Parce que l’œuvre vaut par son originalité et son aspect “travaillé”. Et aussi sa dimension commerciale.
Là où Robbo ne produisait qu’un “graff de plus” qui se confondait à ceux du voisin pour les moins observateurs, Banksy a changé la donne en proposant quelle que chose de plus esthétique, de plus novateur et surtout de plus identifiable pour les passants.
Conclusion : si vous voulez être respecté et voir votre travail durer dans le temps, soyez originaux, ayez votre style et travaillez-le pour qu’il soit abouti.
La réponse en vidéo
Shepard Fairey from Arkitip on Vimeo.