Au revoir les Dieux du Stade et leurs petites quéquettes.
Place au projet photographique Stone Nudes, plus esthétique, pas neuf pour autant et toujours dans le sport.
Dean Fidelman a saisi dans l’effort le corps de jolies grimpeuses totalement nues et sans matériel lors de sessions de varappe.
Les meilleurs clichés sont rassemblés chaque année en un calendrier qui peut concurrencer à l’aise celui de Pirelli.
Les filles y sont magnifiques. L’anatomie est mise en valeur lors de l’effort. L’érotisme qui s’en dégage vaut surtout par le mariage entre les corps lisse et harmonieux et la rudesse d’une roche sombre et monolithique.
Vous allez penser que j’aime parler et écrire à propos des femmes nues et montrer des photos de filles dévêtues. Ce n’est pas faux.
Mais en l’occurrence, ce serait un jugement un peu hâtif car il s’agit ici d’une illusion d’optique. Elle sera servi pour plus de fun par deux exemples agréable à regarder.
Voici 2 photos que votre cerveau va interpréter. Nous avons tous la capacité de remplir les trous, de compléter les parties manquantes. D’autant plus précisément de par notre expérience et la tournure de notre esprit
A ce point, il est temps de vous calmer en regardant les versions complètes, et sans bulle, de ces photos.
Étonnant, non ?
Et si vous voulez tester cela par vous-même, il existe un outil en ligne qui permet de faire la même chose :
http://bubbler.heroku.com/index.html
Avril 2010. Vernissage de l’exposition photographique “Rose, c’est Paris” de Bettina Rheims et Serge Bramly.
Il s’y frotte et s’y côtoie des artistes au crâne à demi-rasé, des mignonnes diaphanes et édulcorées en quête d’un objectif qui pourrait faire leur carrière, et une faune parisienne qui prend plus garde à son apparence qu’aux œuvres exposées.
Serge Bramly à l’écriture et Bettina Rheims à la photographie nous plonge dans un conte surréaliste et abscon : l’histoire de Rose, féminin Fantômas, qui cherche dans un Paris perdu et statique, sa sœur jumelle, son double je.
On assiste alors à une collection de clichés maîtrisés mais mal retouchés (voir l’ombre de la femme à la tête coupée) et de filles allergiques au textile.
Subversif pour certains (oui, il y a pas mal de femmes nues), cette œuvre est plutôt rébarbative pour le plus grand nombre.
On entre jamais réellement dans l’univers mis en place par les auteurs.
Je vous conseille d’ailleurs de voir le film réalisé par Serge Bramly pendant les prises de vues (ce n’est pas un making-of). Monté, chapitré et, hélas, doté d’une voix-off sous prozac, il vous éclaire cette étrange histoire. Ensuite, vous pourrez apprécier les photos et les situer dans la narration.
Les modèles sont tour-à-tour des gens connus (prudes et bien mis en scène) et des copines anonyme à la fesse molle. Pas de quoi nous vendre du rêve.
Une exposition, pour Paris et ses élites, qui ne devrait pas vraiment s’exporter en dehors du périphérique.

Rose, c'est Paris - © Bettina Rheims
The Sandpit vous emmène une journée à New-York. Ville de bonshommes et jouets minuscules qui s’affairent en accéléré.
Trouvé sur le site Phototrend.fr. Visitez-le pour connaître tous les détails techniques pour arriver à cette superbe vidéo.
A voir en grand-écran.
Terry Richardson est un sacré veinard. Il aurait pu, comme moi, bosser au calme dans un bureau en plein Paris.
Non, Monsieur a choisi de braver les éléments et travailler au grand air pour prendre en photos les fesses (et le reste) de jolies filles.
Il s’en suit le dernier calendrier Pirelli.
Si le making-of est plutôt bien réalisé et émoustillant, les photos restent d’une banalité affligeante et donne de ces Vénus une image de pauvres filles en string. Quelle injustice.
Bref, Terry Richardson est une imposture dans le monde de la photographie. Le porno-chic est à la mode du moment. Mais ce n’est pas le style le plus approprié pour produire l’objet graphique qu’est traditionnellement le calendrier Pirelli.
Cette année, il ne se démarquera guère des autres productions cul qui s’affichent à l’arrière des cabines de poids lourds ou dans les garages auto huileux.
The Making of the 2010 Pirelli Calendar by Terry Richardson on Vimeo.










