Milla Jovovich, Kate Moss, Lara Stone, Margaret Made, Saskia de Brauw, Natasha Poly, Malgosia Bela, Guinevere van Seenus, Edita Vilkeviciute, Joan Smalls et Rinko Kikuchi.
Ce sont les noms des modèles dont vous verrez l’irréprochable plastique dans le calendrier Pirelli 2012.
Photographiés par l’italien Mario Sorrenti sans artifice ni installation lourde, elles posent en pleine nature.
Un vrai retour à la belle photo de nu classique.
Loin du calendrier Pirelli 2010 par Terry Richardson qui avait livré une œuvre plus trash.
Toute la séance photo, ultra-confidentiel, a été prise en Corse au printemps dernier à Sartène. Mince alors, si j’avais su…
Si vous voulez jeter un coup d’œil au making-of, ça se passe sur Youtube.
CLIQUEZ MOI. Il y en a encore !
Toujours à l’affût de graphisme, Twitter me délivrait il y a quelques jours de cela, une info a peu près libellée comme ceci : “Trop impressionnant ce que ce gars peut faire en street art : http://www.patrickbaillet.fr/ “.
Habitué aux Banksy et autres Obey, je me suis tout de suite rendu sur la dite page. A ma grande surprise, je découvrais naïvement la suprême utopie en laquelle j’ai foi (pauvre de moi) : des œuvres magnifiques laissées à l’abandon sur des murs décrépis, à la merci des outrages du temps et des imbéciles petits taggueurs analphabètes.
Rêves…
J’étais déjà persuadé d’avoir sous les yeux le geste ultime d’une création désintéressée produite par un génie. J’imaginais le bonhomme comme étant un dieu du pinceau arrivé au sommet de son art et de sa maitrise. Un esthète pour qui l’art se devait d’être éphémère et donc librement accessible pour nous simples mortels de passage sur cette terre.
La lecture de son site me donnait à croire en mon rêve. Plasticien, professeur certifié de design… un cador en sommes !
Et de toute la blogosphère de relayer la même actualité. Avec un blabla arty bien comme il faut :
Dans des lieux taggés, abandonnés, l’artiste a intégré des fragments d’oeuvres classiques. Un travail superbe et déroutant. ” Au milieu de cette brutalité urbaine, je me plais à faire ressurgir le souvenir d’une culture sophistiquée et la nostalgie d’un raffinement perdu.” P. Baillet
Rien ne transpire sur la technique. Tout est présenté comme du street art.
…et déconvenue
Ma curiosité m’a donc poussé jusqu’à l’exposition du monsieur à la Galerie Lazarew, 14 rue du perche, 75003 PARIS
Dans ce lieu tranquille, en plein cœur du Marais, je découvrais alors et en très grand format, les photos de l’artiste. Elles sont visibles sur son site http://www.patrickbaillet.fr
Il ne m’a pas fallu 2 secondes pour comprendre que je m’étais lourdement trompé !
Même si le résultat est agréable à regarder, la supercherie consiste en l’intégration minute d’une image dans une autre sous Photoshop (ou autre logiciel de retouche d’images).
A y regarder de plus près, le boulot n’est même pas perlé. Le fondu du tableau consiste en des bords estompés et un peu de détourage et… c’est tout.
Quart d’heure de célébrité
Nous sommes ici à des années-lumières du travail accompli par un graffeur (bombes ou pochoirs…) qui pose son art sur un mur. Avec le temps, les conditions et les risques que cela représente.
Le street art se passe DANS LA RUE. Dans la vraie vie quoi. Pas derrière un écran au chaud chez soi. Ici, il n’y a que la photo qui ait été prise sur le vif.
Le propriétaire de la galerie était visiblement enchanté par cette exposition. Je lui ai tout de même glissé que c’était un peu bidon.
Pour le prouver, je me suis permis de prendre 10 minutes de mon temps pour réaliser le même type d’”œuvre”.


Puisque l’on peut prétendre à l’exposition et à la célébrité sans se faire chier, alors pourquoi pas moi.
Il me reste à en faire quelques dizaines pour ériger ça en démarche artistique.
Esprit critique et opportunisme
Tout en restant sur son enthousiasme, le galeriste me laissait choir, comprenant bien vite que je ne serai pas le client enclin à acheter.
Je dis souvent que l’on peut produire n’importe quoi et n’importe comment. Le résultat plaira forcément à quelqu’un quelque part.
Il y a toujours des personnes qui osent. Par audace ou par inconscience. Quand la rencontre entre celles qui créent et celles qui diffusent se produit, il en résulte des expositions tape à l’œil et des prix au catalogue qui peuvent se révéler scandaleux (je n’ai pas pu voir les prix pratiqués dans cette galerie).
Sur un malentendu, ça peut marcher. L’art contemporain regorge d’œuvres improbables qui ont rencontré un public au portefeuille bien garni.
Bonus : Si vous aussi vous souhaitez vous lancer, n’oubliez pas de générer votre texte de présentation pseudo arty ici : http://10k.aneventapart.com/Uploads/262/
En mars 1955, Marilyn Monroe se promenait dans les rues de New-York, en quête de légitimité et pour prendre un nouveau départ dans sa jolie carrière.
Las d’être la blonde gentiment idiote, elle prenait à cette époque, un virage artistique vers plus de maturité.
Durant une semaine, le reporter Ed Feingersh, eut le privilège de l’accompagner partout et surtout dans les endroits que la star ne fréquentait jamais ou très peu.
Il s’ensuit une superbe collection de photos d’une Marilyn au sourire fragile et charmeur. Son visage de poupée s’illumine dans tous les lieux visités (métro, kiosque à journaux, restaurant…). L’étoile semble un peu plus accessible.
Les clichés de Ed Feingersh sont magnifiques et auraient mérité un traitement plus respectueux que ce papier tramé et contre collé sur carton plume.
Cet événement est organisé par Getty Images à l’occasion de la sortie du livre “Une blonde à Manhattan“.
L’exposition est visible à la Maison des États-Unis jusqu’au 7 octobre 2011, métro Saint-Sulpice, 3 rue Cassette dans le 6ème arrondissement de Paris.
Pou pou pidou !!!







Olivier Valsecchi douche ses modèles à la cendre !
Leurs mouvements font exploser les particules dans la lumière du studio et nous offrent ces superbes photos.
Comme si les corps étaient suspendus dans une atmosphère aqueuse ou bien figés dans la poussière du temps.




Peurs sur la ville, une exposition photo qui mêle la réalité à la fiction.
Et les deux n’ont jamais été aussi proche.
C’est à la Monnaie de Paris jusqu’au 17 avril.
Au regard des récents événements en Afrique du Nord, notre imagination n’a pas beaucoup à faire pour nous rendre ces images bien crédibles.
Dès l’entrée de l’exposition, le visiteur plonge dans le passé d’un Paris meurtri par la Grande Guerre, un mai 68 estudiantin et des attentats aussi imbéciles que xénophobes.
Le sang qui coule et dont la couleur rejoint celui du bitume devient le point commun de toutes les victimes. Tous égaux dans la mort ?
Je passe rapidement sur la partie anecdotique de l’exposition concernant les captures d’écran de Google Street View. Rien d’affolant. Vous y verrez des images floues et tramées d’inconnu(e)s imprimées sur des grands formats. Le message est le même depuis un bon moment jusqu’à le vider de son sens : y a des caméras partout, on a plus d’intimité. Ok on est au courant.
Photomontages et armes lourdes
La dernière, et la plus exaltante, partie de l’exposition revient au photographe de guerre Patrick Chauvel.
En préambule, un court reportage sur ce modeste baroudeur/reporter, nous présente l’homme et son projet.
Il s’agit ici de nous montrer ce que serait notre belle ville plongée dans une guerre sans merci, faites de destruction, de pillages et de combats de blindés.
Patrick Chauvel a puisé dans ces photos prisent sur tous les conflits dans le monde. Puis, avec un graphiste, les a mixées aux vues les plus connus de Paris.
Voir c’est croire. Les visiteurs adhèrent sans peine à ce qui leur ai montré.
Rappelez-vous de Beyrouth, Belfast ou Sarajevo. Autant de ville tranquille qui ont un jour sombré dans le chaos.
Paris est en paix. Pourvu que ça dure.







