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Script pellicule photo Tri-X Kodak pour Photoshop

Le foisonnement de scripts pour Photoshop livre régulièrement son lot de retouches automatisées.

Il s’agit en général de corrections colorimétriques, voire même d’aberrations dans certains cas. Il est facile de trouver des scripts qui explosent les couleurs de vos images pour en faire des copies d’Instagram où la désaturation vintage côtoie le vignettage excessif.

Le noir et blanc version Kodak

Le script que je vous livre ici est simple et efficace.

Vous allez pouvoir reproduire l’aspect des photos noir et blanc prises autrefois avec la pellicule Trix-x de Kodak.

Le rendu à la texture si particulière tient essentiellement à la présence d’un grain prononcé sur l’ensemble des demi-tons.

Les images ressortent avec un aspect que je placerais entre la rudesse et le velouté.

Sans compter la magie du noir et blanc qui équilibre l’image et lui donne une ambiance plus distinguée.

Voici en exemple, une photo couleur de la Statue de la Liberté prise en septembre 2012 par me soins.

statue liberté nikon d40x

La voilà, une fois soumise au script Trix-x sous Photoshop.

statue liberté tri-x kodak

Détail du visage de la Statue de la Liberté

statue liberté détails tri-x kodak

Pour télécharger le script Trix-x pour Photoshop, c’est juste en-dessous.

télécharger gratuitement

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Des GIFs monstres – The Saline Project

Des GIFs animés et stéréoscopiques créés par Adam Toht et Ben Toht pour illustrer leur séries de monstrueux portraits intitulé MHVF (Monsters, Villains, Heroes And Victims).

Le procédé de photographie repose sur 2 ou plusieurs photos prisent simultanément avec un léger décalage puis assemblées pour (re)créer l’illusion du volume dans le mouvement.

La touche film noir années 50 est particulièrement bien trouvée pour faire revivre l’atmosphère des vieux films de monstres.

wolfman werewolf loup-garou

creature du marais black lagoon

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Les nues d’Arina Sergei

Le photographe russe Arina Sergei fait preuve de beaucoup de soin et d’imagination pour mettre en scène ses modèles.

Des poses classiques voire académiques aux poses surréalistes qu’un Dali ne renierait pas, le photographe fabrique des scénettes allant du sexy au sulfureux.

Une partie de la production de Arina Sergei s’adresse à un “public averti”. Pour cela, je vous invite à consulter son portfolio.

Les quelques photos de cet article sont assez sage et montre bien la qualité de son travail et l’imagination accordée à ses images.

arina sergei drap blanc

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Calendrier Pirelli 2012

Milla Jovovich, Kate Moss, Lara Stone, Margaret Made, Saskia de Brauw, Natasha Poly, Malgosia Bela, Guinevere van Seenus, Edita Vilkeviciute, Joan Smalls et Rinko Kikuchi.

Ce sont les noms des modèles dont vous verrez l’irréprochable plastique dans le calendrier Pirelli 2012.

Photographiés par l’italien Mario Sorrenti sans artifice ni installation lourde, elles posent en pleine nature.

Un vrai retour à la belle photo de nu classique.

Loin du calendrier Pirelli 2010 par Terry Richardson qui avait livré une œuvre plus trash.

Toute la séance photo, ultra-confidentiel, a été prise en Corse au printemps dernier à Sartène. Mince alors, si j’avais su…

Si vous voulez jeter un coup d’œil au making-of, ça se passe sur Youtube.

rousse tonique pirellibelle asiatique pirelliedita vilkeviciute pirelli

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Palimpsestes et impostures

Toujours à l’affût de graphisme, Twitter me délivrait il y a quelques jours de cela, une info a peu près libellée comme ceci : “Trop impressionnant ce que ce gars peut faire en street art : http://www.patrickbaillet.fr/ “.

Habitué aux Banksy et autres Obey, je me suis tout de suite rendu sur la dite page. A ma grande surprise, je découvrais naïvement la suprême utopie en laquelle j’ai foi (pauvre de moi) : des œuvres magnifiques laissées à l’abandon sur des murs décrépis, à la merci des outrages du temps et des imbéciles petits taggueurs analphabètes.

Rêves…

norman rockwell autoportraitJ’étais déjà persuadé d’avoir sous les yeux le geste ultime d’une création désintéressée produite par un génie. J’imaginais le bonhomme comme étant un dieu du pinceau arrivé au sommet de son art et de sa maitrise. Un esthète pour qui l’art se devait d’être éphémère et donc librement accessible pour nous simples mortels de passage sur cette terre.

La lecture de son site me donnait à croire en mon rêve. Plasticien, professeur certifié de design… un cador en sommes !

Et de toute la blogosphère de relayer la même actualité. Avec un blabla arty bien comme il faut :

Dans des lieux taggés, abandonnés, l’artiste a intégré des fragments d’oeuvres classiques. Un travail superbe et déroutant. ” Au milieu de cette brutalité urbaine, je me plais à faire ressurgir le souvenir d’une culture sophistiquée et la nostalgie d’un raffinement perdu.” P. Baillet

Rien ne transpire sur la technique. Tout est présenté comme du street art.

…et déconvenue

Ma curiosité m’a donc poussé jusqu’à l’exposition du monsieur à la Galerie Lazarew, 14 rue du perche, 75003 PARIS

Dans ce lieu tranquille, en plein cœur du Marais, je découvrais alors et en très grand format, les photos de l’artiste. Elles sont visibles sur son site http://www.patrickbaillet.fr

Il ne m’a pas fallu 2 secondes pour comprendre que je m’étais lourdement trompé !

Même si le résultat est agréable à regarder, la supercherie consiste en l’intégration minute d’une image dans une autre sous Photoshop (ou autre logiciel de retouche d’images).

A y regarder de plus près, le boulot n’est même pas perlé. Le fondu du tableau consiste en des bords estompés et un peu de détourage et… c’est tout.

Quart d’heure de célébrité

christian guémy c215 dans la rue face au mur

Copyright Sean Patrick Samuels

Nous sommes ici à des années-lumières du travail accompli par un graffeur (bombes ou pochoirs…) qui pose son art sur un mur. Avec le temps, les conditions et les risques que cela représente.

Le street art se passe DANS LA RUE. Dans la vraie vie quoi. Pas derrière un écran au chaud chez soi. Ici, il n’y a que la photo qui ait été prise sur le vif.

Le propriétaire de la galerie était visiblement enchanté par cette exposition. Je lui ai tout de même glissé que c’était un peu bidon.

Pour le prouver, je me suis permis de prendre 10 minutes de mon temps pour réaliser le même type d’”œuvre”.

maison abandonnéela création d'adam

palimpseste michel ange la création d'adam

Puisque l’on peut prétendre à l’exposition et à la célébrité sans se faire chier, alors pourquoi pas moi.

Il me reste à en faire quelques dizaines pour ériger ça en démarche artistique.

Esprit critique et opportunisme

Tout en restant sur son enthousiasme, le galeriste me laissait choir, comprenant bien vite que je ne serai pas le client enclin à acheter.

Je dis souvent que l’on peut produire n’importe quoi et n’importe comment. Le résultat plaira forcément à quelqu’un quelque part.

Il y a toujours des personnes qui osent. Par audace ou par inconscience. Quand la rencontre entre celles qui créent et celles qui diffusent se produit, il en résulte des expositions tape à l’œil et des prix au catalogue qui peuvent se révéler scandaleux (je n’ai pas pu voir les prix pratiqués dans cette galerie).

Sur un malentendu, ça peut marcher. L’art contemporain regorge d’œuvres improbables qui ont rencontré un public au portefeuille bien garni.

Bonus : Si vous aussi vous souhaitez vous lancer, n’oubliez pas de générer votre texte de présentation pseudo arty ici : http://10k.aneventapart.com/Uploads/262/