Avril 2010. Vernissage de l’exposition photographique “Rose, c’est Paris” de Bettina Rheims et Serge Bramly.
Il s’y frotte et s’y côtoie des artistes au crâne à demi-rasé, des mignonnes diaphanes et édulcorées en quête d’un objectif qui pourrait faire leur carrière, et une faune parisienne qui prend plus garde à son apparence qu’aux œuvres exposées.
Serge Bramly à l’écriture et Bettina Rheims à la photographie nous plonge dans un conte surréaliste et abscon : l’histoire de Rose, féminin Fantômas, qui cherche dans un Paris perdu et statique, sa sœur jumelle, son double je.
On assiste alors à une collection de clichés maîtrisés mais mal retouchés (voir l’ombre de la femme à la tête coupée) et de filles allergiques au textile.
Subversif pour certains (oui, il y a pas mal de femmes nues), cette œuvre est plutôt rébarbative pour le plus grand nombre.
On entre jamais réellement dans l’univers mis en place par les auteurs.
Je vous conseille d’ailleurs de voir le film réalisé par Serge Bramly pendant les prises de vues (ce n’est pas un making-of). Monté, chapitré et, hélas, doté d’une voix-off sous prozac, il vous éclaire cette étrange histoire. Ensuite, vous pourrez apprécier les photos et les situer dans la narration.
Les modèles sont tour-à-tour des gens connus (prudes et bien mis en scène) et des copines anonyme à la fesse molle. Pas de quoi nous vendre du rêve.
Une exposition, pour Paris et ses élites, qui ne devrait pas vraiment s’exporter en dehors du périphérique.
Terry Richardson est un sacré veinard. Il aurait pu, comme moi, bosser au calme dans un bureau en plein Paris.
Non, Monsieur a choisi de braver les éléments et travailler au grand air pour prendre en photos les fesses (et le reste) de jolies filles.
Il s’en suit le dernier calendrier Pirelli.
Si le making-of est plutôt bien réalisé et émoustillant, les photos restent d’une banalité affligeante et donne de ces Vénus une image de pauvres filles en string. Quelle injustice.
Bref, Terry Richardson est une imposture dans le monde de la photographie. Le porno-chic est à la mode du moment. Mais ce n’est pas le style le plus approprié pour produire l’objet graphique qu’est traditionnellement le calendrier Pirelli.
Cette année, il ne se démarquera guère des autres productions cul qui s’affichent à l’arrière des cabines de poids lourds ou dans les garages auto huileux.
Vous souhaitez “tester” ou plutôt évaluer ce que donnerait une prise de vue avec une focale courte ou longue sur un boitier FX ou DX.
C’est simple, il n’y a qu’à choisir les objectifs et les associer aux boitiers, ou manipuler la réglette de focale qui va de 10mm (ultra grand angle) à 600mm (téléobjectif puissant).
Il est intéressant de noter le changement de format quand la photo est prise à focale identique sur un boitier FX ou DX. Sur ce dernier, vous gagnerez en distance. Le taux de conversion du numérique étant de X1,5.
L’angle de vue est une donnée appréciable aussi.
Nikon nikkor lenses simulator
Pour rêver un peu, Noël n’est pas loin, je me suis programmé le couple Nikon D300s et un objectif 55/200 mm que j’ai déjà. Ça fait envie… Ce boitier je l’aurai un jour, je l’aurai !
D’ailleurs, si vous voulez m’aider en ce sens, rejoignez ce grand élan solidaire qu’est l’opération “un Nikon D300s pour Stefdem” en donnant quelques euros. Je ferai de belles photos de vous en contrepartie (séances de nues, mariage, voyage, pas forcément dans cet ordre) :
Je me pose souvent la question, quand je vois des photos impossibles pour illustrer des pub, qui les réalise.
Est-ce toujours le même photographe ou alors une multitude de personnes générant des scènes en 3D sur ordinateur pour créer une réalité altérée ?
Et bien, voici que j’ai enfin pu mettre un nom derrière les campagnes Coca-Cola, Décathlon, SNCF…
Romain Laurent, est le génial preneur de cliché, le metteur en scène de situations décalées pour alimenter la pub.
Il faut être avisé que les photos ne sont abouties qu’après un long travail de retouche (lire le billet sur Christophe Huet). Sans cela elles n’existeraient pas.
Portraitiste d’artistes musicaux et de comédiens, il montre aussi une oeuvre plus personnelle avec ces corps peints dont la nudité et les poses interpellent l’oeil après une seconde lecture de l’image.
Une valeur sûre de la photographie comme beaucoup présenté ici.
Le photographe New-Yorkais, Matt Hoyle, concentre son travail sur les gens et leurs portraits.
Il met un point d’honneur à capter la personnalité au travers de chaque image tirée de ses rencontres. Il y met du temps, beaucoup de temps et des moyens, un gros travail de post-production est effectué par ses soins.
Cela ressemble à beaucoup de travaux photos que l’on peut voir en ce moment où tout est calibré, bien éclairé où les couleurs sont belles, saturées. Mais quelle plaisir de contempler des images d’une réalité idéalisée aux détails bien pensés.