L’air de rien, sans trop se faire remarquer comme son propriétaire, l’insigne de Batman a subi beaucoup de transformations depuis sa création par Bob Kane et Bill Finger en 1939.
Cette petite vidéo vous les montre toutes.
Le photographe New-Yorkais, Matt Hoyle, concentre son travail sur les gens et leurs portraits.
Il met un point d’honneur à capter la personnalité au travers de chaque image tirée de ses rencontres. Il y met du temps, beaucoup de temps et des moyens, un gros travail de post-production est effectué par ses soins.
Cela ressemble à beaucoup de travaux photos que l’on peut voir en ce moment où tout est calibré, bien éclairé où les couleurs sont belles, saturées. Mais quelle plaisir de contempler des images d’une réalité idéalisée aux détails bien pensés.
Je me suis inscris il y a peu de temps sur le site Creads.org.
Ce site propose à des annonceurs de déposer un brief soumis aux créatifs inscris en vue d’obtenir leur prochain slogan, logo, identité visuelle de leur entreprise.
C’est ainsi que je participe à mon premier concours : logo pour un service d’agrégation de contenu.
Le site en question qui se nomme Criticator.fr a besoin d’un logotype pour synthétiser son identité et son activité d’un coup d’oeil.
Ni une ni deux, par un bel après-midi au parc, je prend mon carnet et je griffonne la tête d’un robot ou plutôt d’un droïde de protocole. Il me semble judicieux de personnifier Criticator sous les traits métalliques d’une machine en prise avec les données et agrégeant chacune d’elle pour fournir les internautes en infos fraîches.
Je l’imaginais écoutant de la musique et écrivant, d’une main mécanique, chaque bribe de données transformées par son cerveau positronique (référence à Asimov assumée).
Vint ensuite le temps de la vectorisation avec mon Illustrator chéri.
Vous pourrez vous rendre compte qu’il a perdu ses attributs sonores et rédactionnels.
Il se concentre désormais, à l’aide de ses yeux irisés, à scruter le monde et à le diffuser en fil d’info RSS.
La signature du site est plus humaine pour trancher avec l’aspect froid du robot.
Je ne pense pas qu’il sera retenu pour vivre sa vie en tant que logo. D’autres propositions sont plus passe-partout et très bien réalisées. Mais l’exercice vaut la peine d’être fait pour me faire la main, voir ce que je vaut parmi les autres et comprendre ce qui fonctionne ou pas.
Je tenterai certainement à nouveau l’expérience.
Il y a des noms prédestinés. Vincent Dutrait a un nom en accord total avec son métier.
Ses illustrations vont vous régaler les yeux. Tous les domaines de l’aventure sont couverts par ses dessins magnifiques. Pirates, gladiateurs, dragons, gobelins, monstres mais aussi le petit Nils Holgersson prennent vie et de belles couleurs sous le pinceau de l’artiste.
Et surtout, faites un tour dans la rubrique Tutoriels. Il y a beaucoup à apprendre dans ces pages. Conseil d’ami
Photoshop est son ami. Christophe Huet connait tout de la retouche photographique. Les ombres et les lumières, le sens du détail, la profondeur de champ, la netteté et le flou, tout est pris en compte et respecté.
Il donne une réalité “palpable” (du bout de l’oeil) aux photos aux contenus les plus fantastiques.
Il travaille avec de très bons photographes : Dimitri Daniloff, Ben Stockley, Jean-Yves Lemoigne.
Ce dernier, dont je vous parle dans ce billet, et ses collègues omettent de mentionner le travail de retouche apporté par Christophe Huet.
Il est alors légitime de se poser la question suivante : de quel droit passer sous silence le travail effectué ?
Cette question en appelle d’autres :
Cela retire-t-il tout intérêt à la photo quand il est évident que celle-ci est truquée ? A l’évidence non.
Cela retire-t-il un peu de talent aux photographes ? Tout à fait. Puisque le parti de nous vendre un cliché en qualité d’oeuvre abouti après une démarche photographique, sans faire mention d’un collaborateur/retoucheur, sous-entend que la photo a été prise tel que et que l’artiste a su seul se débrouiller. C’est un mensonge par omission.
Les retouches font, ici, beaucoup dans l’impact final de ces photos. Sans cette contribution, elles ne seraient que cadrage et mise en scène comme beaucoup savent déjà faire. Sans plus d’intérêt.



















